Astra Sweets planche depuis longtemps sur les absences pour maladie, mais jusqu’ici, l’entreprise s’efforçait de guérir, plutôt que de prévenir. « Nous n’abordions le sujet qu’une fois qu’un travailleur commençait à accumuler les absences », se souvient Nathalie Raveyts, responsable RH. « Mais il était alors déjà trop tard. »

Se focaliser sur les collègues présents

L’entreprise en a pris conscience après avoir fait appel à Track Abilities. « Leur approche part des travailleurs présents. Il n’a pas fallu longtemps pour nous convaincre. Nous avons mis sur pied un groupe de travail composé de travailleurs de tous niveaux, toutes couleurs syndicales confondues. Lors d’ateliers, nous avons élaboré ensemble une politique sur mesure pour notre entreprise, répondant aux besoins de chacun. C’est l’idéal pour favoriser l’adhésion, car tout le monde comprend que l’objectif est de soutenir, et non de punir. »

 À quoi doit-on l’absence d’un collègue ?

« Environ 65 % des absences relèvent de l’absentéisme gris », explique Nathalie. « Ce sont les salariés qui ne viennent pas travailler, alors qu’ils en sont tout à fait capables. Et c’est sur eux que nous devons concentrer notre énergie. L’absentéisme blanc n’est pas un problème, car tout le monde peut tomber malade. Quant à l’absentéisme noir, il existera toujours. On connaît bien ces personnes-là et ils sont minoritaires. »

« Track Abilities nous a incités à réfléchir au groupe qui fait le choix de rester à la maison : ces travailleurs n’ont-ils pas l’impression de manquer à l’entreprise ? Pensent-ils être faciles à remplacer ? Se font-ils influencer par les collègues ? C’est une question de culture, et changer la culture exige du temps et une approche structurelle. »

Encourager au lieu de contrôler

Le groupe de travail a établi une ligne du temps allant de l’arrêt maladie à la reprise du travail. « Avant, même si nous faisions livrer des fleurs aux collègues malades, les autres éventuels contacts étaient rares. Désormais, nous nous sommes fixé une ligne de conduite et les travailleurs savent bien ce qu’on attend d’eux. L’idée n’est pas de les pousser à venir travailler, mais de garder le contact et de leur faire comprendre que leur chaise reste vide. »

Track Abilities forme aussi les chefs d'équipe à mener un entretien professionnel, mais cordial, en cas d’absences répétées. « Tout le monde n’a pas forcément ces compétences », précise Nathalie. « En football par exemple, le meilleur avant-centre n’est pas d’office un bon entraîneur. »

« De nombreux chefs d'équipe ne savent pas trop ce qu’ils peuvent demander. Mais une question sincère, qui montre qu’on se fait du souci, ne fait jamais de mal. » - Nathalie Raveyts

Suivre la situation de près

Mais le véritable pilier de la nouvelle politique, c’est la prévention. Astra Sweets demande à ses responsables de s’entretenir avec tous les membres de leur équipe au moins une fois par semaine. C’est un exercice qui demande un peu d’entraînement, c’est pourquoi l’entreprise prévoit des formations et du coaching.

« La santé n’est pas un sujet facile à aborder pour de nombreux managers. Ils ne savent pas trop ce qu’ils peuvent demander lorsque cela touche à la vie privée des travailleurs. Mais une question ouverte, qui montre qu’on se fait du souci, ne peut pas faire de mal. »

Selon Nathalie, les chefs d'équipe redoutent la surcharge de travail. « Il est vrai que rester en contact et mener davantage d’entretiens demande du temps », admet-elle. « Mais si cette politique porte ses fruits, on récupérera ce temps ailleurs : il y aura moins d’absences, moins d’entretiens sur l’absentéisme, moins d’arrêts maladie en dernière minute et moins de stress pour l’équipe. »

S’en tenir à un objectif clair

« Chez nous aussi, le changement rencontre de la résistance », reconnaît Nathalie. « Mais il passe mieux lorsque l’objectif final est bien clair : du repos pour les collègues qui sont vraiment malades, une tolérance zéro pour les abus, et un environnement dans lequel tout le monde se sent bien, valorisé et donc apprécie de venir travailler. »

Sa recommandation pour les autres entreprises confrontées à ce problème ? « Faites-vous accompagner. Souvent, on travaille sur l’absentéisme noir, alors que c’est au niveau de l’absentéisme gris que peuvent s’obtenir des résultats. Et ne réinventez pas tout. Fiez-vous aux spécialistes pour vous mettre sur la bonne voie. »

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