Fondée en 1960, Viangro est un acteur belge du marché des produits de viande fraiche, traiteur et produits ultra-frais. Aujourd’hui, cette entreprise mise sur l’humain, comme en témoigne Lauriane Kahn, diplômée du Bachelier en alternance en Bioqualité. Sa tutrice, Stéphanie Molens, nous partage sa fierté d’avoir amené ce profil au parcours atypique vers une belle réussite.

Alimento : « Quel est le parcours de Lauriane ? »

Lauriane : « Mon parcours scolaire est assez atypique. J’ai d’abord voulu intégrer l’armée comme ingénieure civile. Puis je me suis orientée vers des études en ingénieur industriel et ensuite vers un bachelier en diététique, à la Haute École Léonard de Vinci. C’est cette même institution qui m’a dirigé vers le Bachelier en Bioqualité, une formation concrète et pratique qui m’a passionnée. J’avais constamment d’excellents résultats et alternais cours et formation sur le terrain chez Viangro. Tant l’entreprise que moi étions satisfaites de cette collaboration. Dès septembre 2025, je signerai mon contrat en tant que salariée ! »

Stéphanie : « Viangro est une entreprise familiale qui valorise la motivation et le potentiel, indépendamment du parcours scolaire. Nous aimons former les professionnels de demain, quels que soient leur histoire ou leur niveau d’études. »

Alimento : « Pourquoi accueillir un étudiant en alternance ? »

Stéphanie : « C’est une formule gagnant-gagnant. L’étudiant bénéficie de notre expertise, et nous profitons de ses connaissances théoriques actualisées. De plus, il apporte un regard neuf sur nos méthodes. Les résultats sont si positifs que nous accueillerons deux nouveaux stagiaires l’an prochain. Notre CEO soutient pleinement cette initiative et cela change la donne aussi en termes de dynamique. »

Alimento : « Quel parcours d’intégration proposez-vous aux étudiants ? »

Stéphanie : « La première année consiste à comprendre le fonctionnement de l’entreprise et à s’adapter au terrain. Nous identifions les forces et faiblesses de chacun pour les aider à progresser. Cela demande du temps, mais les bénéfices sont réels. Dès que les stagiaires deviennent autonomes dans leurs analyses, ils présentent leurs résultats et prennent des décisions. Je les challenge régulièrement pour les aider à s’améliorer et à progresser. »

Lauriane : « Nous avons été à la fois autonomes et rapidement intégrés aux projets. Dès le début, Stéphanie nous confiait des cas concrets à résoudre. J’ai travaillé dans deux zones très différentes de l’usine, ce qui m’a permis d’avoir une formation plus que complète. »

Alimento : « Quels défis avez-vous rencontrés ? »

Stéphanie : « Il faut bien comprendre les obligations légales (assurances, congés, absences). Heureusement, notre service RH et les hautes écoles nous accompagnent efficacement à ce niveau. Il y a aussi le jargon propre à notre entreprise. Au début, les étudiants ne nous comprennent pas toujours. Il faut se mettre à leur niveau et adapter notre langage pour faciliter leur apprentissage. »

Alimento : « Comment organisez-vous le travail au quotidien ? »

Stéphanie : « Je demande un point quotidien sur les tâches en cours, que ce soit par e-mail ou oralement. Cela me permet d’assurer la continuité, même en cas d’absence. Ce fonctionnement s’applique à toute l’équipe, y compris les étudiants en alternance. Mon assistante est également informée de tout, car une entreprise ne peut pas dépendre d’une seule personne. Il faut que chacun puisse prendre le relais à tout moment. »

Alimento : « Quelles missions t'a-t-on confié, Lauriane ? »

Lauriane : « La première année, nous avons mis notre temps à profit pour découvrir les ateliers, les flux de production et les interactions entre services. J’ai aussi commencé à suivre les non-conformités. Très vite, j’ai été autonome pour réaliser des inspections de terrain, évaluer les écarts et suivre les actions correctives. En deuxième et troisième année, nous venons travailler 3 à 4 jours par semaine. Nous devenons de plus en plus autonomes et recevons des missions qui pourraient être confiées à un employé. J’ai ainsi pu mener des projets plus ciblés, dont un projet de fin d’études appliqué au cas de Viangro. »

Alimento : « Que diriez-vous à une entreprise qui hésite à accueillir un étudiant en alternance ? »

Stéphanie : « Il faut être prêt à investir assez de temps pendant les premiers mois du stage. L’alternance est un vrai partenariat : bien encadré dès le départ, l’étudiant devient rapidement autonome et même un atout clé pour les équipes. Mais sans accompagnement et tâches valorisantes, l’expérience peut être décevante pour les deux parties. Si l’on s’engage sérieusement, les bénéfices sont réels, pour l’entreprise comme pour le jeune. »

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