« Je viens de croiser Dahlil. Il se tenait droit, m’a regardé dans les yeux, s’est exprimé calmement et respirait la confiance. Je me suis dit que quelque chose avait vraiment changé », raconte Arnaud Bonnel, CEO.
Dahlil est l’un des quatre chefs d’équipe de Food N’ Joy formés au tutorat pour mieux accueillir les nouveaux arrivants.
Un environnement changeant
Ces dernières années, cette PME qui fabrique des produits de haute qualité pour professionnels (verrines sucrées et salées, fonds de tartelettes, …) a connu une croissance fulgurante. Elle emploie aujourd’hui 25 collaborateurs.
« Notre situation évolue sans cesse, à tous les niveaux », explique Arnaud. « Nous avons donc besoin de personnel capable de s’adapter rapidement aux changements. »
D’un accueil improvisé à une intégration structurée
« Aujourd’hui, notre entreprise compte deux groupes : les anciens et les travailleurs qui sont arrivés depuis 2022. Mais nous n’avons jamais fait évoluer notre accueil. Il a toujours été un peu impromptu. Lorsqu’un nouveau commençait, on lui disait : « Installe-toi là et pétris la pâte », se souvient Arnaud. « Je n’ai pas peur de le dire : nous étions complètement nuls pour l’accueil des travailleurs. Il n’y avait pas de procédure. Les collègues disaient : “Nous ne savions pas ce qu’on attendait de nous. Nous ne recevions pas de feedback. Que fait exactement Sybil ou Myriam dans l’entreprise ?”. Et ainsi de suite. »
Le rôle du chef d’équipe
« Une question s’est imposée : la génération de chefs d’équipe actuelle est-elle apte à bien accueillir les nouveaux arrivants ? Dans le passé, le chef était le meilleur boulanger ou pâtissier. Aujourd’hui, un chef d’équipe doit avant tout être en mesure de motiver, de transmettre son énergie et de coordonner le travail. »
Tuteur certifié
Partant de cette réflexion, l’entreprise a dispensé une formation au tutorat à ses chefs d’équipe, qui a précédé une validation des compétences acquises.
« Nous montrons ainsi que les attentes ont changé. Ils ont suivi deux jours de formation donnés par un consultant externe. Ils ont ensuite eu l’occasion de présenter une validation des compétences officielle, selon le processus du Consortium de validation des compétences. Celle-ci permet d’obtenir le titre officiel reconnu par la Région wallonne, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Commission communautaire française. Je leur ai remis moi-même les Titres de Compétence, lors d’une petite cérémonie. »
Validation de principe
L’entreprise a donc fait un premier pas pour améliorer l’accueil des nouveaux talents.
« Nous avons validé le principe, en quelque sorte », déclare Arnaud. « Pouvons-nous développer des compétences pour mieux accueillir les nouveaux collègues ? La réponse est oui, dans l’ensemble. Deux chefs d’équipe se sont vraiment approprié le projet, les deux autres retombent encore parfois dans leurs vieux travers. »
Mieux (s’)organiser
L’étape suivante consiste à former les chefs d’équipe au leadership. « Nous voulons leur donner les moyens de mieux s’organiser, pour leurs équipes. Car quelqu’un qui s’organise bien parviendra aussi à mieux organiser le travail des autres. »
La tête haute
Entre-temps, la collaboration s’est déjà améliorée. Les collègues se sentent mieux au travail parce que la pression mentale s’est relâchée. « Résultat : nous produisons mieux avec les mêmes moyens », se réjouit Arnaud. « Nous recevons davantage de demandes d’intérimaires et certaines personnes qui sont parties veulent revenir. ». Parfois, le progrès tient à peu de choses. Il suffit de voir Dahlil, qui travaille en pleine confiance et avec plus d’assurance.
Et chez vous ?
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